Tino Rossi - Biographie générale 2/4.

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Un artiste dans une époque troublée.

En 1940, depuis le début Janvier, Tino Rossi et Mireille Balin sont en Italie, où Mireille tourne le film Les Cadets de l'Alcazar d'Augusto Genina.

En Février 1940, à Rome, Tino Rossi retrouve Jean Renoir. Chacun doit y tourner un film : La Tosca pour Jean Renoir - avec Viviane Romance et Michel Simon et Fiesta pour Tino Rossi et Mireille Balin. Bien qu'engagé et que le film doive se tourner à la mi-1940 en trois versions : italienne, espagnole et française, le film Fiesta ne verra finalement jamais le jour, en raison de la dégradation de la situation mondiale.

  • Pendant son séjour transalpin de Janvier et Février 1940, Tino Rossi en Février 1940 enregistre en napolitain, dans les studios Columbia de Milan, quatre titres inédits en France.

Le 6 mars 1940, Tino Rossi est de retour en France, à Paris, où il fait sa rentrée ce jour sur les ondes de Radio-Cité. Il y donne 5 concerts radiophoniques (6, 13 , 20, 26 mars et 4 avril 1940) accompagné par l'orchestre de Georges Tzipine.

La classe d'âge de Tino Rossi est rappelée par l'armée. Tino est mobilisé le 20 avril 1940 et se retrouve affecté à la caserne de Nice, au dépôt n°152, le 25 avril 1940. Tout cela amuse d'ailleurs les gradés et les rappelés d'avoir en leur caserne une telle célébrité !

À cette même période, les parents de Tino Rossi sont hébergés à Cannes, pour être au plus près de leurs 3 fils qui ont tous été mobilisés. Nota : Tino est avec un de ses frères dans la même caserne.

Tino Rossi, n'enregistre aucun titre sur disque en cette année 1940 en France. Il déclarera plus tard que le cœur n'y était pas à cette époque-là.

Après l'invasion de la France par l'ennemi allemand et la défaite de Juin 1940, Tino Rossi est démobilisé et reste dans le sud de la France.

Il convient de préciser, à toutes fins utiles, que durant les quatre années que durera le régime d'occupation, Tino Rossi ne se rendra à Paris qu'un minimum de fois, de manière très-ponctuelle et ce, pour un nombre fort restreint de galas, nonobstant les ponts d'or mirifiques que certains organismes téléguidés par une certaine propagande lui proposeront.

  • Les 7 et 8 décembre 1940, Tino Rossi, accompagné de son orchestre de guitaristes, est en représentation à Montpellier, à l'Opéra Municipal.
  • Du 12 au 20 décembre 1940, Tino Rossi se retrouve à Marseille et se fait engager au Pathé-Palace. Il offre le cachet de cette première soirée au Secours National. Il interprète notamment : la Romance de Maître Pathelin, Reviens, Tristesse de Chopin, Bambinella, Sérénade sans espoir et une dizaine d'autres succès.
  • Le 28 décembre 1940 et le 1er janvier 1941, Tino Rossi, en zone dite libre, est en gala à la Scala de Lyon ; puis, retour plein sud à Cannes et ses environs.

En 1941, sa carrière cinématographique parvient à se poursuivre tant bien que mal en zone dite libre, en particulier avec Le soleil a toujours raison (tourné entre fin Mai et Juillet 1941). 

  • Pendant le tournage, Tino Rossi séjourne à l'Hôtel Ruhl de Nice, ainsi que toute la production.

Le film produit par la firme Miramar sort cette même année en zone dite libre, mais il est mal distribué en zone occupée car n'étant pas produit par une société de droit allemand : il ne passera en zone occupée qu'en 1943. 

Ce film adapté d'une nouvelle de Pierre Galante, est dialogué par l'auteur et Jacques Prévert. La distribution en est prestigieuse : Micheline Presle, Pierre Brasseur, Charles Vanel, Édouard Delmont, Charles Blavette et Germaine Montero. 

Dans ce film, réalisé par Pierre Billon et mis en musique par Joseph Kosma (qui cache ses origines israélites sous le pseudonyme de Jean Marion), il interprète Le chant du gardian de Louis Gasté et Jean Féline.

  • Les chansons du film Le soleil a toujours raison seront toutefois radiodiffusées en zone dite libre par Radio-Lyon et Radio-Toulouse à partir du 4 novembre 1941, ce qui aura pour résultat de contourner le "blocus allemand" pour faire connaître le film.
  • Le 24 mars 1941, le journal FRANCE, quotidien de la France Libre édité à Londres relate dans son numéro 179, dans la rubrique intitulée DIGNITÉ que Tino Rossi a déclaré publiquement à l'occasion de la nouvelle année 1941 : « Je souhaite que la Corse reste toujours française ». 
  • Le 26 avril 1941, Laurent Rossi, le père de Tino, décède subitement à Nice, où Tino Rossi avait installé ses parents pendant l'occupation. Selon nos informations, Tino Rossi ne peut malheureusement être présent aux obsèques.
  • Le 30 mai 1941 Tino Rossi, Claude Dauphin, Mistinguett, Marguerite Moréno, Édith Piaf, Albert Préjean, Raimu, Françoise Rosay participent au Gala des Étoiles à l'Opéra de Marseille, gala caritatif organisé par la radio. Accompagnement : orchestre Jo Bouillon.

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Ci-dessus : affiche Tino Rossi -  Columbia, imprimée à Monaco, en raison de l'installation quasi-permanente de Tino Rossi en zone dite libre durant l'occupation.

  • Tino Rossi ne remontant que très-parcimonieusement à Paris, lorsqu'il ne peut procéder autrement...

Lithographie Imprimerie Monégasque - d'après André - 1941 - Coll. C. R-V.

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  • Du 5 au 8 juin 1941, Tino Rossi remonte pour quatre jours à Paris et chante les 6 et 7 juin 1941 au Grand Palais en soutien à nos prisonniers détenus par l'occupant outre-Rhin. 
    • À peine descendu du train, Tino Rossi déclarera sur le quai de la Gare de Lyon : « Ici ou en Corse, c'est toujours la France ».
    • Tino Rossi signe à Paris pour le futur film Fièvres puis retourne ensuite sur la Côte d'Azur pour finir le tournage du film Le Soleil a toujours raison.

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Ci-dessus : Tino Rossi et Mireille Balin de retour à Paris le 5 juin 1941 dans la matinée. 

  • Les voici en Gare de Lyon, accompagnés à gauche par M. l'Impresario de Tino Rossi - André Trives, et par une autre personne (non identifiée).

Photographie A.B.C - 5 juin 1941 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi chez lui pour quelques jours au 35, rue de Berri à Paris.

Photographie Roger-Viollet - 5 juin 1941 - Coll. C. R-V.

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  • Les 6 et 7 juin 1941, Tino Rossi chante au Gala caritatif - La France Européenne - organisé par la Presse Parisienne, accompagné par l'orchestre de Jacques Météhen, habillé de son costume corse de scène.
    • En plus de ses succès déjà célèbres, Tino y interprète pour la première fois les titres suivants : Mon étoile et Toi, que mon cœur appelle qui seront édités en 78 tours, ainsi que Dis-moi bonsoir (de Louis Poterat - qu'il n'enregistrera pas.)
    • Tino Rossi est accompagné pour la première fois par Pierre Spiers au piano, rencontré par hasard à Paris chez leur dentiste commun pour une rage de dents ; le pianiste attitré de Tino n'ayant pu remonter de Marseille à Paris...

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Ci-contre : Tino Rossi lors de la répétition le 6 juin 1941 le matin. Photographie Le Matin (très retouchée!) - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi sur la scène du Grand Palais, pour le Gala de la France Européenne. Photographie NORA - 7 juin 1941 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi sur la scène du Grand Palais, pour le Gala de la France Européenne. Photographie Roger-Viollet - 7 juin 1941 - Coll. C. R-V.

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À partir de la fin Août 1941, dans la région de Royan, commence le tournage du film Fièvres sous la direction de Jean Delannoy, qui parlera d'un « succès mondial, peut-être le plus grand de toute [sa] carrière », avec Madeleine Sologne, Jacqueline Delubac et Ginette Leclerc. 

Outre la chanson Maria (de Roger Lucchesi et Jean Féline), il y chante l'Ave Maria de Schubert, qui va vite devenir l'un de ses tubes, plébiscité notamment durant la Seconde Guerre mondiale par les prisonniers qui jonchent les planches de billets en le réclamant à Tino Rossi.

  • Tino chantera l'Ave Maria de Schubert notamment lors de la croisière inaugurale du paquebot France, en Janvier 1962 (dont il fut, à la demande de la marraine du paquebot, Yvonne de Gaulle, l'artiste invité d'honneur, assisté de l'humoriste Jean Rigaux), puis le 19 décembre 1963 sur la scène de l'Opéra de Paris (accompagné en duplex par Pierre Cochereau, titulaire des orgues de Notre-Dame de Paris) à l'occasion du grand gala de présentation du film d'Otto Preminger Le Cardinal.
  • Le 3 septembre 1941, Tino Rossi est de retour à Paris pour tourner, aux côtés de Madeleine Sologne, dans le film Fièvres. Le tournage débute en studio, le 8 septembre 1941.
  • Le 24 septembre 1941, Tino Rossi en voiture victime d'un accident de la circulation à Paris, à l'angle des Boulevard Montparnasse et Raspail. Il est accompagné du chef d'orchestre Raymond Legrand. L'accident ne se limite qu'à de la tôle froissée.
  • Le 28 septembre 1941, Tino Rossi donne un concert à Radio Paris accompagné par Raymond Legrand et son orchestre. Il y chante notamment Ma Ritournelle et Un soir, une nuit - de Henri Bourtayre, deux chansons du futur film Fièvres. Fait remarquable, M. Raymond Legrand cachait régulièrement dans son orchestre au nez de l'occupant des musiciens israélites et profitait de ses tournées en France et à l'étranger pour les faire sortir des territoires sous domination allemande. Tino Rossi en était d'ailleurs au courant.
  • Le 29 octobre 1941, Tino Rossi vient boire le verre de l'amitié avec ses deux frères Joseph et Antoine, Rue Le Pelletier à Paris, à l'occasion de l'ouverture de leur bar.
  • Le 31 décembre 1941, pour la nuit de la Saint-Sylvestre, Élyane Célis, Maurice Chevalier et Tino Rossi donnent un gala radiodiffusé sur Radio-Paris. Tino Rossi chante de 23H20 à minuit. Le chef d'Orchestre est M. Julien Prévost.

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En 1942, Tino Rossi en ce mois de janvier est à Marseille. Mais il repasse par Paris. Il donne pour quelques fois durant cette si difficile période des concerts radiophoniques.

  • Le 29 janvier 1942, un concert à Radio-Paris, animé par Maurice Martelier ; avec Raymond Legrand et son orchestre. Tino Rossi y interprète les chansons suivantes : Mon refrain vole ; Ah ! les femmes ! (les partitions existent, mais n'ont jamais été enregistrées sur disque) ; Ma ritournelle ; Maria ; Mon étoile et Quand tu reverras ton village de Charles Trenet.
  • Le 6 février 1942, Tino Rossi se produit à Radio Paris avec l'orchestre Jo Bouillon (l'époux à la ville de Joséphine Baker).

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Ci-dessus : en raison des pénuries de carburant, Tino Rossi est contraint de rouler en vélo-taxi. Ici, à Cannes, en Mars 1942. 

Photographie DNP - Mars 1942 - Coll. C. R-V.

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La situation devient encore plus dure à supporter pour tous les français. En plus des pénuries alimentaires et de carburant qui se multiplient, même la matière pour fabriquer les disques manque sérieusement, du fait du pillage organisé par l'occupant de toutes les matières premières : la pâte pour fabriquer les disques manque ! On en arrive même à recycler les vieux disques à saphir hors d'âge en les passant à la broyeuse... On fabrique la pâte avec tout ce que l'on trouve... Il en résultera souvent une qualité d'audition fort dégradée, avec des disques qui "grattent".

Même le beau papier manque pour la fabrication des étiquettes des disques : finie la belle encre dorée sur le beau papier noir-brillant... L'on se contentera juste de papier blanc très ordinaire et d'encre noire, marron ou bleue de basse qualité pour les disques...

De surcroît, la cire pure que l'on emploie pour enregistrer la voix en studio, manque, elle aussi... Ainsi, l'on rabote les flancs pour refaire des prises et surtout l'on n'enregistre que très peu de disques... (sans compter la censure...).

Les temps sont très durs et Tino Rossi ne pourra enregistrer en cette année 1942 que 6 chansons, soit seulement trois 78 tours sur une seule année ce qui est ridiculement faible. L'année 1942 sera la pire année en France au niveau enregistrement et fabrication de toute l'histoire du disque...

  • Le 27 mars 1942, Tino Rossi remonte à Paris en provenance de Marseille.
  • Le 28 mars 1942, Tino Rossi participe avec Fernandel, Sacha Guitry, Raimu, Fernand Charpin, Mistinguett, Raymond Legrand et son orchestre à La Nuit du Cinéma au Gaumont-Palace, gala de charité au bénéfice des prisonniers de guerre.

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Ci-dessus : programme publicitaire du gala La Nuit du Cinéma du 28 mars 1942. (Coll. M. Alain Brochet.)

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Ci-dessus : Tino Rossi dans la loge du Gaumont-Palace, à Paris, pendant le gala La Nuit du Cinéma.

  •  Debout, le Professeur Golluer, gérant de l'A.B.C pendant l'occupation (son directeur fondateur Mitty Goldin ayant fui le pays pour sauver sa vie en 1940).

Photographie Lido - 28 mars 1942 - Coll. C. R-V.

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  • Le 31 mars 1942, Tino Rossi participe, après la projection du film Fièvres au cinéma Cinéphone des Champs-Elysées à une séance de dédicaces géante, donnant satisfaction à plusieurs centaines de ses admirateurs et admiratrices dans l'après-midi.
  • Du 3 avril 1942 jusqu'au 9 mai 1942, Tino Rossi parvient à se faire engager pour chanter à l'A.B.C. 
    • Le premier soir, fait inhabituel, il est victime du trac, et le dira lui même sur scène. Les ovations du public redoublèrent de plus belle et guérirent Tino.
    • Tino Rossi y interprète notamment : Reginella, Ma ritournelle, Quand tu reverras ton village et Ô mon étoile - de Charles Trenet (jamais enregistrée sur disque). Tino chante sur scène l'Ave Maria - de Gounod, comme une forme de prière demandée par le public pour les prisonniers, et c'est à partir de cette époque qu'il a intégré ce titre religieux à son tour de chant...
    • C'est à l'A.B.C. que Tino est accompagné pour la première fois au piano par Pierre Spiers - ils s'étaient rencontrés par hasard et pour la première fois chez leur dentiste commun à Paris.
    • Reportage Tino Rossi dans Paris avec le gérant de l'A.B.C - M. Golluer - Ciné Miroir n°33 du 10 avril 1942. Coll. M. Alain Brochet.
  • En Avril 1942, l'on apprend que Tino Rossi rempilerait pour un nouveau film musical dénommé : Prenez garde au Troubadour. Ce projet de film policier n'aboutira pas.
  • Le 30 avril 1942, Tino Rossi préside un déjeuner en faveur de 400 enfants de prisonniers et d'orphelins de guerre, dans le grand restaurant Globe au 8, boulevard de Strasbourg, à Paris.
  • Le 1er mai 1942, avec l'orchestre Raymond Legrand, il est cueilli à l'A.B.C et conduit manu militari au Théâtre de l'Empire interpréter deux ou trois chansons lors d'un gala en faveur de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, sa participation ayant été annoncée la veille, à son insu, dans la presse. Étaient aussi "réquisitionnés" André Claveau, Johnny Hess, André Pasdoc, Cécile Sorel, Suzy Solidor, Betty Spell...
  • En Été 1942, Tino Rossi est sur la Côte d'Azur.

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Ci-dessus : Tino Rossi en plein jardinage dans une mise en scène façon " pris sur le vif " dans sa propriété perchée sur les hauteurs de Cannes - la Villa Catari .

Photographie Ostier - été 1942 - Coll. C. R.V.

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  • En Juillet 1942, Tino Rossi signe un projet de film intitulé : "Je ne suis pas M. Grayton" et perçoit une avance de 200.000 sur le cachet de 1.200.000 francs. 
    • Mais le producteur ne fournit pas le script dans le délai imparti et le film ne se fait pas. 
    • Ce producteur tente de récupérer l'avance mais le Tribunal civil de Grasse en décide autrement, constatant la défaillance du producteur dans son jugement rendu public le 4 août 1943.
  • Le 24 décembre 1942, Tino Rossi chante en gala pour le soir de Noël à Radio Paris, accompagné par Jo Bouillon et son orchestre. Il y interprète en direct notamment : Minuit Chrétiens ! (pourtant interdit par l'occupant) ; Credo (de V. Scotto) ; Bel ami et Mon étoile.



En 1943, dans Le Chant de l'exilé, réalisé en 1942 par André Hugon et brillamment dialogué par Yves Mirande, devenu Basque, Tino Rossi chante Paquita et Ce matin même (paroles d'Édith Piaf), puis s'engage patriotiquement dans les Pionniers du Sahara, au grand dam des autorités allemandes qui voient dans ce scénario une propagande en faveur de la Résistance.

Quelques mois plus tard, sort Mon amour est près de toi (de Richard Pottier), seul film tourné par Tino Rossi sous l'égide de La Continental allemande, distribuée en France par Tobis Films. Les chansons de ce film (Madame la nuit, Quand on est marinier, J'ai deux mots dans mon cœur et Quel beau jour, mon amour) sont signées notamment Vincent Scotto, Roger Lucchesi et Francis Lopez, jeune dentiste débutant dans la chanson...

Le film Le Chant de l'Exilé, ainsi que les films précédents Fièvres et Le Soleil a Toujours Raison sont d'ailleurs attaqués avec virulence par le journal collaborationniste Je suis partout. Dans cette rédaction, les journalistes exècrent la personne de M. Tino Rossi. N'en déplaise à la presse de collaboration, Tino reste Tino et le public lui conserve tout son amour durant ces années noires.

Durant cette année, Tino Rossi se produit très peu en public. Il limite d'ailleurs au strict minimum ses apparitions à Paris. Ainsi nous ne notons que quelques galas donnés en cette année 1943, et encore s'agit-il de galas de charité, dont Tino ne touche aucun cachet.

Le mois de Février 1943 se distingue par la tournée de Tino Rossi en Belgique durant deux semaines. Dans cette période de grand désarroi, les distractions sont rares. Dès son arrivée en gare de Bruxelles, Tino Rossi est accueilli comme un roi en Belgique. Le public belge qui subit de plein fouet le froid de l'hiver, les restrictions, les pénuries et les menaces de toutes sortes, accueille Tino Rossi à bras ouverts. Des fans se privent de cigarettes pour lui offrir un ou deux paquets... À Bruxelles, l'Hôtel Métropole est pris d'assaut... Tino est invité partout chez des particuliers désireux de l'approcher... Le cortège de ses admiratrices d’outre-Quiévrain lui déclare son amour inconditionnel directement ou par lettre interposée... D'autres lui écrivent pour lui demander de l'aide... Ou pour chanter des chansons. Parmi, sont souvent demandées l'Ave Maria de Schubert, Catari-Catari, Quand tu reverras ton village et Bonsoir à la France...

  • Le 5 février 1943, Tino Rossi arrive en Belgique, et s'installe ce jour à l'Hôtel Métropole, Place de Brouckère, à Bruxelles.
    • Pour échapper à ses admiratrices un peu trop pressantes, Tino doit descendre du train en gare de Bruxelles peu avant l'arrivée à quai... Mais il est quand même rattrapé !

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Ci-dessus : Tino Rossi accompagné de ses musiciens en gare de Bruxelles, tentant une arrivée discrète en Belgique, en ayant quitté le train à contre-voie.

Photographie Némerlin - 5 février 1943 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi en gare de Bruxelles rejoint et cerné par les fans, sous protection de la Police Communale.

Photographie Sipho - 5 février 1943 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi en gare de Bruxelles rejoint et cerné par les fans, sous protection de la Police Communale.

Photographie Némerlin - 5 février 1943 - Coll. C. R-V.

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  • Le 8 février 1943, Tino Rossi donne un récital à Liège, au Théâtre Royal.
  • Le 9 février 1943, Tino Rossi donne un récital à Namur.
  • Le 10 février 1943, Tino Rossi donne un récital dans le Borinage (zone minière de Belgique), près de Mons.
  • Le 11 février 1943, Tino Rossi donne un récital à Mouscron, au Rex.
  • Les 13 et 15 février 1943, Tino Rossi donne des récitals à Bruxelles, au Palais des Beaux-arts.
  • Le 14 février 1943, Tino Rossi donne un récital à Bruxelles, au Théâtre Empire.

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Ci-dessus : Tino Rossi lors d'un répétition sur une scène bruxelloise, en discussion avec un membre de la direction du lieu de spectacle (à préciser : Palais des Beaux Arts ou Théâtre Empire)

Photographie Némerlin - 13, 14 ou 15 février 1943 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi lors d'un gala sur une scène bruxelloise (à préciser : Palais des Beaux Arts ou Théâtre Empire)

Photographie Némerlin - 13, 14 ou 15 février 1943 - Coll. C. R-V.

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  • Le 15 février 1943, Tino Rossi est présent à La Maison Bleue, au 34, rue du Midi, à Bruxelles, pour une séance de dédicaces de photographies dédiée aux admirateurs.
    • C'est au cours de cette tournée en Belgique que Tino Rossi abandonne sa tenue de Corse Typique, pour le complet-veston. La raison première est que la fourgonnette chargée de transporter les affaires du chanteur s'est égarée au cours de la tournée et est arrivée trop tard pour une représentation. Finalement, Tino Rossi conservera le complet-veston pour le restant de sa longue carrière.
  • Le 19 février 1943, Tino Rossi donne un récital dans la ville d'Ath, au Théâtre Palace.
  • Le 20 février 1943, Tino Rossi consacre toute l'après-midi à la rencontre de ses fans de Belgique en leur dédicaçant des photographies, au Théâtre Empire de Bruxelles, avant d'y donner sa dernière représentation en soirée qui clôt sa tournée en Belgique.
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Ci-dessus : dépliant-souvenir de la tournée de Tino Rossi en Belgique (type 1 sans fenêtre) édité par Les Spectacles Maison Bleue, contenant une photoglyptie de l'artiste. 

(Février 1943 - Coll. C. R-V.)

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  • 1943SouvenirTourneeTinoRossi04

Ci-dessus : dépliant-souvenir de la tournée de Tino Rossi en Belgique (type 2 avec fenêtre) édité par Les Spectacles Maison Bleue, contenant une photoglyptie de l'artiste.

(Photographie STAR - Février 1943 - Coll. C. R-V.)

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  • Le 27 février 1943, Tino Rossi participe à un gala de charité La Nuit du Cinéma organisé par le Comité de l'Organisation de l'Industrie Cinématographique, au Gaumont Palace à Paris. Sont notamment présentes les vedettes suivantes : Charles Trenet, Raimu, Gaby Morlay, Edwige Feuillère, Arletty, Jeanne Fusier-Gir, Hélène Perdrière, Noël-Noël, Serge Lifar, Bordas, André Claveau, Micheline Presle, Aimé Barelli, Sacha Guitry...
  • Le 9 mai 1943, Tino Rossi participe à la messe commémorant la 122ème année du décès de S. M. Napoléon Ier - Empereur, en la Chapelle Saint-Louis des Invalides. 
    • Tino y interprète l'Ave Maria (de Gounod) et l'Ajaccienne.

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Ci-dessus : Tino Rossi en l'église Saint-Louis des Invalides, rendant hommage à Napoléon Ier - Empereur, par son art.

Photographies Zucca - 9 mai 1943 - Coll. C. R-V.

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  • Le 16 mai 1943, Tino Rossi participe à une vente aux enchères qui se tient dans l'Hôtel de Ville de Saint-Denis, au bénéfice des prisonniers de guerre de cette ville.
  • Le 19 mai 1943, Tino Rossi participe à un gala de charité organisé par la municipalité d'Aubervilliers au bénéfice des prisonniers de guerre de cette ville.
  • Le 6 août 1943, Tino Rossi participe à un gala de charité donné au Gaumont-Palace de Paris pour les familles des travailleurs français en Allemagne, accompagné de Raymond Legrand et son orchestre.
  • Le 10 novembre 1943, Tino Rossi apporte son soutien à un gala de charité en faveur des prisonniers corses, donné à Paris, à l'Opéra Comique, uniquement par des chanteurs d'opéra corses tels que les ténors José Luccioni et Gaston Micheletti. Il n'y chante pas.
  • Le 2 décembre 1943, Tino Rossi participe avec moult vedettes (Édith Piaf, Albert Préjean, Léo Marjane, Michel Simon, Lucienne Boyer, Paul Colline, Lys Gauty, Georgius, Reine Paulet et les orchestres Raymond Legrand, Richard Blareau, Alix Combelle...) à un gala de charité donné à l'A.B.C de Paris en faveur des artistes de music-hall prisonniers de guerre.

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Ci-dessus : les deux livrets miniatures (10x13cm) de chansons de Tino Rossi parus en 1943.

  • les rares objets dérivés vendus pendant l'occupation, en France.

Décembre 1943 - Coll. C. R-V.

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En 1944, Tino Rossi ne participe qu'à très peu de galas.

  • Le 20 janvier 1944, Tino Rossi est présent, parmi d'autres vedettes à une remise de dons aux Petits Poulbots (pour les enfants nécessiteux de la Butte Montmartre).
  • Le 22 janvier 1944, Tino Rossi est en gala de charité au Palais de Chaillot, à Paris, pour les travailleurs d'une usine de la région parisienne. Il y interprète ses 4 nouveaux succès, accompagné par Pierre Spiers et son orchestre : Corsica bella, J'ai deux mots dans mon coeur, Le joyeux bandit, Bonsoir à la France. Puis, en raison des rappels insistants du public, doit poursuivre par ses titres déjà connus, tels que Tchi-Tchi, Maria...
  • Le 2 février 1944, en tant que président d'honneur du Comité général des Corses de Paris, il « organise et présente », au profit des prisonniers corses, un « grand gala » présidé, salle Pleyel, par Emmanuel de Peretti de La Rocca (1870-1958), qui fut ambassadeur à Madrid et Bruxelles. Jo Bouillon (futur mari de Joséphine Baker), Mistinguett, Édith Piaf, Albert Préjean, Marie Bizet, Lysiane Rey, ou Jean Weber (de la Comédie-Française) apportent leur « concours gracieux » à cette soirée. 
    • Le luxueux programme édité pour l'occasion annonce la présence prochaine de Tino dans La Légende du Chêne blanc, un film qui ne verra jamais la lumière des salles obscures... 
    • Tino, en plus d'animer cette soirée, interprète ses plus grands succès et y présente une chanson tirée de son nouveau film à sortir (L'Île d'amour), accompagné par l'orchestre de Pierre Spiers.
  • Le 28 mars 1944, Tino Rossi présente et participe à un tour de chant avec une vingtaine d'autres vedettes au grand gala de charité au Cinéma Paramount, au profit des 3.860 prisonniers du XIXème arrondissement de Paris.
  • Le 24 mars 1944, Tino Rossi est en séance d’enregistrements dans un petit studio de Paris, Rue Pelouze. Ce jour-là, il enregistre sur cire les titres suivants : « Bonsoir, Madame la Lune (CL7917.1) », « Le Biniou (CL7918.1) », « Je sais que vous êtes jolie (CL7919.1) » et « Ruisseau (de Roger Dumas) (CL7920.1) ».
    • Ce jour-là est d’ailleurs présent dans les murs Francis Salabert, le célèbre éditeur.
    • Tino Rossi est très mécontent de la séance au point de vue technique, les équipements techniques de ce studio d’enregistrement n’étaient pas terribles (comme le précise lui-même M. Tino Rossi le 26 janvier 1974).
    • C’est la seule fois où Tino Rossi refusera l’intégralité d’une séance d’enregistrements (soit 4 titres).
    • Malheureusement, aucun test-pressing ni aucune mère métallique de cette séance n’ont jamais été retrouvés jusqu’à aujourd’hui.
      • Le refus qui semble être rapidement intervenu soit dès la fin de la séance soit quelques jours après le tirage de mères métalliques qui, une fois écoutées, ont pu être détruites assez rapidement, étant donné le cas rarissime où TOUS les enregistrements avaient été techniquement ratés…
    • Les circonstances et le motif exceptionnels du rejet intégral de cette séance d’enregistrements expliquent malheureusement la disparition probablement définitive de ces 4 chansons jamais retrouvées jusques alors, bien qu'un miracle reste toujours possible (quelques test-pressing ayant pu être emportés par un employé de l'usine Pathé au lieu d'être détruits jadis).
  • Le 6 mai 1944 à 11H30 , Tino Rossi participe à la messe commémorant la 123ème année du décès de S. M. Napoléon Ier - Empereur, en l'église Saint-Augustin à Paris la cérémonie. Messe déplacée cette année-ci. (Nous ne savons pas si Tino y chante).

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Ci-dessus : Tino Rossi présent pour la messe en hommage à Napoléon Ier - Empereur, le 6 mai 1944 à l'église Saint-Augustin à Paris. Tino Rossi discute avec un inconnu. 

  • Derrière Tino, chauve, son secrétaire particulier de l'époque M. Achille de Susini. 
  • À sa droite, avec chapeau noir et lunettes, son impresario M. André Trives.
  • À sa droite, avec lunettes rondes cul-de-bouteille, le Directeur de l'A.B.C pendant l'occupation, le Professeur Golluer.

Photographie X - 6 mai 1944 - Coll. C. R-V.

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Le 24 mai 1944, sort L'Île d'amour, « peut-être le meilleur film de Tino Rossi » selon Jean Tulard qui le compare à Colomba. Également considéré comme le premier film écologiste de l'histoire du cinéma, il met en scène un promoteur immobilier qui veut transformer un village (dont le rôle du maire est tenu par Fernand Charpin) en station balnéaire. La population s'enflamme... Et Tino chante Mon île d'amour, Le joyeux bandit et La complainte corse de Roger Lucchesi.

  • Les allemands ayant interdit le tournage du film L'Île d'amour en Corse, le réalisateur Maurice Cam se replie sur la Côte d'Azur sous le contrôle d'un superviseur de l'Axe qui veille à ce qu'aucun objectif militaire ne se trouve dans le champ des caméras. Tournée à son insu, la scène finale vaudra une convocation générale de l'équipe au bureau militaire.

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Ci-dessus : l'acteur Edouard Delmont et Tino Rossi à Paris, angle de la rue de Berri (où il habite) et de la rue de Ponthieu.

Photographie (planche-contact) X - 15 juin 1944 - Coll. C. R-V.

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Tino Rossi décide d'installer sa maman, Eugénie, chez lui, à Paris en 1944.

  • Née en 1874 et devenue veuve pendant l'occupation, Eugénie Rossi est une mère de famille très-usée par une nombreuse progéniture et une vie très-dure de labeur. Elle décède le 26 mai 1951 à Paris, puis inhumée le 2 juin 1951 à Ajaccio.
  • Le jour de son décès, Tino Rossi reçut un télégramme que son épouse Lilia lui porta. Il revenait d'un essayage de costumes du film Au pays du soleil. La terre se déroba sous ses pieds. Et pourtant, il lui fallut continuer à tourner, et à tourner les scènes joyeuses de cette comédie méditerranéenne en riant, en faisant fi de son atroce chagrin alors qu'il avait surtout envie de pleurer.

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Ci-dessus: Tino Rossi et sa maman au 35, rue de Berri à Paris.

Photographie X - Février 1946 - Coll. C. R-V.

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Un Noël en prison...

Durant l'Occupation, Tino Rossi chante à plusieurs reprises Quand tu reverras ton village, « la chanson d'espoir de tous les prisonniers de guerre », composée pour lui par Charles Trenet.

Tino, en revanche, refuse un cachet conséquent pour enregistrer Maréchal, nous voilà et sollicite très régulièrement de plusieurs médecins, notamment l'oncle O.R.L. du futur journaliste Yves Mourousi, des certificats de complaisance afin de ne pas honorer « certaines invitations pressantes »

Mais ces échappatoires ne sont pas toujours suffisantes, en cette époque où le droit ne règne pas.

Ainsi, le 1er mai 1942, Tino est cueilli avec Raymond Legrand et son orchestre à l'A.B.C alors qu'il devait y donner sa dernière représentation et conduit manu militari au Théâtre de l'Empire interpréter deux ou trois chansons lors d'un gala en faveur de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, sa participation ayant été affichée la veille, à son insu, malgré avoir « prétexté la fatigue pour ne pas chanter ».

Tino Rossi sera donc obligé de participer à ce concert comme les autres vedettes telles qu'André Claveau, Johny Hess, Anette Lajon, André Pasdoc ou encore Cecile Sorel et Suzy Solidor... 

En état d'occupation, l'on ne fait pas ce que l'on veut et l'on fait parfois ce que l'on ne veut pas...

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D'autre part, tandis qu'à Marseille Lilia Vetti sauve Georges Cravenne (né Cohen) d'une arrestation par la gestapo, Tino Rossi cache dans son orchestre en tant que pianiste le compositeur juif polonais Norbert Glanzberg, qui deviendra son accompagnateur après la guerre. Édith Piaf, Georges Auric et Mistinguett le protègent alors également. 

Pourtant, malgré ce rempart amical, le 2 mai 1943, Norbert Glanzberg est arrêté et condamné à une peine d'emprisonnement de six mois, à Nice, pour détention de faux papiers. Tino Rossi alerte l'actrice Marie Bell. Avec la complicité de l'intendant régional de police Paul Duraffour et d'un gardien de prison corse, ils réussissent à le faire évader au mois d'Août 1943.

Par ailleurs, une ancienne amitié corse liait Tino Rossi à Étienne Leandri, comme lui habitué du Fouquet's, et il connaissait nombre de figures corses du milieu marseillais, dont le parrain Paul Carbone, mort le 15 décembre 1943 dans le déraillement du train de nuit Marseille-Paris provoqué par la Résistance qui visait des permissionnaires allemands, ainsi que son associé François Spirito ; tous deux faisaient des affaires avec l'Occupant.

Comme de nombreuses célébrités, dont la réussite attisait depuis des années bien des jalousies les ennuis vont vite se manifester...

  • Le 2 octobre 1944, Tino Rossi commence à être inquiété par les autorités qui l'interrogent une première fois, et le laissent repartir libre.
  • Le 7 octobre 1944, Tino Rossi fait sa rentrée à Paris et chante pour un gala de charité au Moulin Rouge avec notamment Yves Montand, André Pasdoc, Édith Piaf, Mistinguett, Les Compagnons de la chanson, Gus Viseur, Damia et Charpini, pour Les Vieux de Montmartre (il en avait été autorisé par la police le 2 octobre 1944)
    • Tino Rossi y interprète  : La chanson du joli vent ; Ce n'est plus la même chanson ; Le joyeux bandit ; Ce matin même et Quand tu reverras ton village.
    • Mais à la fin du gala, plusieurs policiers, affirmant être à la recherche de renseignements sur un fugitif Corse (motif bidon), attendent Tino dans les coulisses du Moulin Rouge pour l'embarquer en garde à vue dès la fin du spectacle. Amené au quai de Gesvres, il sera présenté à M. le Juge Donsimoni.
  • Le 10 octobre 1944, Tino Rossi est finalement placé officiellement en état d'arrestation.

Au commissariat, Tino Rossi est interrogé à propos d'une bande de malfaiteurs corses dirigée par un certain Étienne Léandri avec qui il entretiendrait des relations à déterminer. Tino Rossi reconnaît d'ailleurs connaître l'individu en question, mais ignorer tout de ses activités en relation avec la gestapo.

Outre d'être accusé de marché-noir, Tino est accusé de faire la propagande de l'armée italienne, ce qu'il nie farouchement. Tino Rossi précise que, fin 1941, il avait répondu à un journaliste de L'Alerte lui demandant de formuler un vœu pour son île natale en 1942 : « qu'elle reste toujours française ».

Il lui est aussi reproché d'avoir chanté pour la LVF pendant l'occupation (le 1er mai 1942). L'enquête ultérieure prouvera qu'il y avait été contraint, comme d'autres vedettes d'ailleurs.

Mais de toute manière, le commissaire est d'un parti pris négatif dès le début de l'interrogatoire. Il tombe son masque et se dévoile : « Les Corses m'en ont assez fait voir. Foutez-moi ça au trou !», assène-t-il. 

  • Le 8 novembre 1944, l'on apprend par voie de presse que Tino Rossi est écroué à Fresnes.
    • À partir de ce mois, Tino Rossi est interrogé par M. le Juge d'instruction Donsimoni.
  • Le 18 novembre 1944, Tino Rossi est à nouveau interrogé dans l'affaire Bonny-Laffont : il redéclare qu'il n'a jamais été en relation avec la bande de la rue Lauriston. On apprend que ses dires sont confirmés par un témoin.
  • Le 24 décembre 1944 au soir, Tino Rossi, au cours d'une messe mémorable donnée dans la chapelle de la prison de Fresnes, interprète l'Avé Maria de Schubert, à la demande de M. l'Aumônier de la prison.

En 1945, les nuages se dissipent enfin.

  • Le 4 janvier 1945, à la suite d'une détention de presque trois mois durant laquelle il refuse obstinément l'aide d'un avocat et interdit à sa concubine Lilia Vetti de « donner un franc pour sa libération » au risque de le perdre, il est remis en liberté provisoire dès le lendemain par M. le Juge Donsimoni, en accord avec le Parquet, l'instruction ayant démontré que les charges présumées ne motivaient aucunement un quelconque maintien en détention.
    • Il est à signaler que chaque jour qu'a duré son emprisonnement, la seule femme qui venait voir Tino Rossi en prison pour le soutenir et lui porter à manger était Mlle Lilia Vetti... Ce qui renforce logiquement les liens après une épreuve pareille.


  • Définitivement libéré le 23 novembre 1946, il sera exempté de toute poursuite par un juge estimant l'instruction montée contre lui par l'équipe du commissaire Georges Clot assisté du commissaire Levitre, dont spécialement un certain Inspecteur "assez spécial" qui avait fait citer de « nombreux témoins » signalant son « comportement anti-français », dénuée de tout fondement.
  • Tino Rossi précise en outre avoir prêté sa voiture personnelle en Octobre 1943 à un réseau de Résistance pour transporter des armes et permettre plusieurs évasions (dont celle d'un général).
  • Finalement, M. Tino Rossi reçoit — fait rarissime à l'époque — d'exceptionnelles excuses officielles concernant l'affaire judiciaire.

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Tino Rossi, après cette épreuve difficile, retourne d'abord en studio enregistrer quelques disques. Il nous donnera  deux immenses succès d'après guerre de l'été 1945 : Amor amor et le très langoureux Besame mucho.

Puis, Tino retrouve les studios cinématographiques où il tourne le film Sérénade aux Nuages, réalisé par André Cayatte au scénario particulièrement insouciant, où Tino nous donne deux beaux succès : Tango d'un soir et Chanson aux nuages.


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Ci-dessus : portrait artistique promotionnel de Tino Rossi pour son premier film tourné après la guerre 1940-45, Sérénade aux Nuages.

Photographie Forster - 1945 - Coll. C. R-V.

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  • Le 24 novembre 1945, Tino Rossi participe avec Mistinguett, José Luccioni et Nadia Dauty au Gala de charité des Corses, à l'Opéra Garnier de Paris.

Concernant l'époque de l'occupation, la commission d'épuration réexamine courant 1945 le déroulement de carrière de tous les artistes français pendant l'occupation. Au final Tino se voit sanctionné d'une peine légère. S'il convient de préciser que certains artistes ont été relaxés, d'autres furent sanctionnés légèrement, d'autres très lourdement voire définitivement avec interdiction d'exercer une activité dans le monde du spectacle à vie.

  • Le 12 décembre 1945, la Commission d'épuration du spectacle pour les artistes dramatiques, lyriques et les musiciens exécutants reporte sous huitaine sa décision concernant Tino Rossi.
  • Le 17 décembre 1945, la Commission d'épuration du spectacle pour les artistes dramatiques, lyriques et les musiciens exécutants réunie sous la présidence de M. Come, décide concernant Tino Rossi, d'une suspension de 4 mois à compter du 5 septembre 1945. Tino Rossi peut donc reprendre ses activités dès le 6 janvier 1946.

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... puis Petit papa Noël !

En 1946, Tino Rossi tourne d'abord le film Le Gardian qui nous fait découvrir le monde gitan. Une partie des extérieurs est d'ailleurs tournée sur les plages de Camargue encore truffées de mines.

Tino Rossi enchaîne avec le tournage du film Destins de Richard Pottier où il tient un double rôle.

Dans le film Destins, la chanson principale du film prévue pour être LE SUCCÈS s’intitule «Destin», un superbe slow-fox orchestré à l'américaine de grande qualité, la musique étant signée Alex Alstone.

Le scénario initial du film Destins prévoyait aussi que Tino interprétât, en français, un negro spiritual avec des chanteurs noirs new-yorkais. Les artistes rejoignant précipitamment les États-Unis, le scénariste Carlo Rim doit vite revoir sa copie.

Puisqu'un enfant tient un grand rôle dans ce film qui doit sortir au mois de décembre, Tino Rossi souhaite une création française de Noël. Pendant des jours, il écoute des multitudes d’airs qui le laissent indifférent, agacé voire moqueur. On lui propose alors d'enregistrer un Noël provençal, mais Tino Rossi s'y refuse tout net et précise : « Non, je ne veux pas de Noël provençal. Je veux un Noël français. »

En désespoir de cause, son impresario Émile Audiffred suggère à Henri Martinet (1909-1985) de jouer au piano une mélodie de Noël intitulée Petit papa Noël, enregistrée à la SACEM le 4 avril 1944, enfouie au fond de ses tiroirs après avoir fait un bide dans leur revue intitulée Ça reviendra !, donnée au théâtre marseillais de l'Odéon pendant la guerre (du 7 au 29 avril 1944) ; le public n'avait pas été touché par la lettre d'un enfant demandant au Père Noël de ne lui apporter ni soldats ni guerre mais de lui offrir le retour de son papa, prisonnier.

Tino, lui, « sent » instantanément la chanson et la fredonne en boucle. Sur de nouvelles paroles de Raymond Vincy, son Petit papa Noël est né... La chanson, qualifiée de « berceuse » dans le scénario, comporte d'ailleurs un couplet jamais enregistré sur disque.

Dans l'urgence, il est alors décidé par Tino Rossi et la Production de remplacer la chanson prévue avec le groupe de gospel par la chanson pour enfant intitulée « Petit papa Noël »

Ainsi, le 6 novembre 1946, la chanson est-elle enregistrée au studio Columbia et a droit à ses deux prises réglementaires.

Il est finalement retenu, pour la commercialisation, la 2ème prise ayant pour numéro de cire : CL8242-2, malgré d’énormes fortè menant à de considérables distorsions en fin de disque, le niveau d’enregistrement ayant été mal réglé et mal régulé notamment à cause d’un chœur trop imposant, ce qui provoquait de surcroît une usure prématurée des disques dès la première lecture sur un phonographe.

  • L’on n’ose à peine imaginer les défauts encore pire dont la 1ère prise rejetée portant le numéro de cire CL8242-1 devait être affublée…

Qu’à cela ne tienne, étant donné que cette chanson n’était en fait qu’un bouche-trou, choisie et enregistrée à la va-vite, et qu’elle n’était pas destinée à devenir le grand succès du film, elle est commercialisée malgré les énormes problèmes techniques survenus durant l’enregistrement…

Le disque est donc commercialisé sous la référence Columbia LF 232 le 18 décembre 1946, jour de la première projection du film Destins dans les salles obscures.

Coup de théâtre ! Dès la sortie du film, la chanson bouche-trou connaît le succès phénoménal à l’échelle de toute la planète que l'on sait.

  • Anecdote :  ce succès, qui s’avérera constituer le plus grand de Tino Rossi, n’avait point du tout été anticipé, comme tous les succès mondiaux, d’ailleurs, telle la chanson « La mer » affublée des mêmes problèmes techniques, et sortie alors qu’elle n’aurait jamais dû l’être, Charles Trenet l’ayant refusée expressément à cause de ces problèmes techniques, Columbia profitant alors d’une absence ultérieure de Charles aux USA pour l’éditer en douce. Manœuvre qui finalement s’avérera malgré tout payante !

De ce fait, Columbia s’est retrouvé devant un dilemme ! « On » avait validé une matrice qui était techniquement mal enregistrée. Si cette chanson était passée inaperçue, ceci n’aurait posé aucun problème à quiconque. Mais dans le cas présent, cette édition devenait problématique, en terme de qualité vu la célébrité acquise par cette chanson.

Il fut donc décidé en 1948 de réenregistrer la chanson « Petit papa Noël » en bénéficiant de surcroît du dernier né des perfectionnements techniques de l’enregistrement des 78 tours.

En effet, depuis Janvier 1948, l’enregistrement n’est plus gravé directement sur un flanc de cire, mais il est au préalable enregistré sur un fil de fer. Cette technique, bien que rajoutant un peu de bruit de fond, présente l’intérêt de mieux restituer les sons aigus, et surtout a pour avantage d’autoréguler les éventuelles saturations de niveau, car le fil de fer a pour avantage d’être quasiment insaturable au niveau magnétique, même si l’on surcharge le niveau d’enregistrement, le fer va réguler naturellement le niveau enregistré s’il est excessif, en l’écrêtant en douceur !

Ainsi, dans le cas présent, si l’on réenregistre la chanson « Petit papa Noël », le problème des saturations dues à un chœur trop imposant disparaîtront « comme par miracle ».

Le 20 février 1948, il fut donc procédé à une nouvelle séance d’enregistrement avec la nouvelle technique du fil de fer, d’où la sonorité sensiblement différente et propre à cette technologie, pour peu que nous comparions avec les deux 78 tours différents et que nous ayons l’oreille musicale.

Un nouveau numéro de cire fut donc attribué, le CL8526. La première prise se déroula sans encombre et fut validée sous le numéro CL8256-1.

Discrètement, la nouvelle matrice remplaça la précédente, ceci ne fut même jamais signalé sur les catalogues des disques Columbia ; le disque conservant d’ailleurs la même référence commerciale LF232…

Seule une attention particulière permet de s’apercevoir de cette discrète substitution (voir ci-dessous)

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Ci-dessus : 78 Tours LF232 - Petit papa Noël - CL8242.2 - enregistré le 6 novembre 1946.

Exemplaire pressé en 1947.

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Ci-dessus : 78 Tours LF232 - Petit papa Noël - CL8526.1 - enregistré le 20 février 1948.

Exemplaire pressé en 1949/50.

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Fort du succès de la chanson "Petit papa Noël" dès la sortie en salle du film "Destins" Tino Rossi la chante pour la première fois en public sur la scène de l'A.B.C, lors de sa rentrée le 27 février 1948, où il effectue encore cette année un tour de chant de plusieurs semaines. Il remporte un phénoménal succès rien qu'avec cette chanson... Mais il interprète en introduction : Je rêve aux étoiles, les chansons extraites du film Le chanteur inconnu, ainsi que Adios pampa mia, Heureux le cavalier, l'Ave Maria de Schubert...

En ce premier vrai Noël depuis 1938, voici un cantique laïc qui arrive opportunément pour restaurer la plus traditionnelle des fêtes familiales et répondre aux instructions gouvernementales (pas de chants religieux dans les écoles de la République) mises en place avec zèle par le ministre Marcel-Edmond Naegelen.

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Ci-dessus : Tino distribuant son Petit papa Noël aux enfants lors d'une soirée de charité.

Photographie X - Circa 1970 - Coll. C. R-V.

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Dans la foulée de ce triomphe, Tino Rossi multipliera les enregistrements de chants de Noël, notamment Petite étoile de Noël (R. Legrand, J.D. Norman ; G. Diamant, 1952), Noël blanc (1955), version française signée Francis Blanche du fameux White Christmas créé par Bing Crosby en 1941, C'est Noël (H. Betti ; J. Manse, 1956) destiné à Fernandel pour le film Honoré de Marseille, Douce nuit (1960), Noël des enfants oubliés (L. Rossi, P. Levant ; J. Lavande 1968)...

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Premier chanteur français à obtenir un disque d'or

Avec sa chanson fétiche "Petit papa Noël", Tino Rossi devient, en 1949, le premier chanteur français à obtenir un disque d'or et, pour la circonstance, « le seul à avoir reçu ce disque en or massif 22 carats ».

  • Ce disque, d'1,5 millimètre d'épaisseur, pèse environ 1500 grammes d'or 22 carats.

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Ci-dessus : Tino Rossi présentant chez lui, au 40, boulevard Maillot à Neuilly-sur-Seine, son premier Disque d'Or, massif 22 carats, au format 78 Tours/25cm.

  • de g-à-d : M. René Guihuit, futur Président du Club Tino Rossi ; Médecin Général - Henry Distinguin et M. le Président du Club Tino Rossi - Michel Vandrôme.

Photographie X - 16 février 1975 - Coll. C. R-V.

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Malgré l'opacité volontairement entretenue par l'industrie du disque sur ses records, qu'il soit estimé écoulé à 5,711 millions de 45 tours (singles), 30 millions d'exemplaires, voire « 35 millions, dont 20 millions pour la France seule », Petit papa Noël, « véritable phénomène dans l'histoire de la chanson française », est unanimement considéré comme le titre le plus vendu de l'histoire du disque en France.

Petit papa Noël est aussi, d'après un sondage effectué en 2007 par l'institut CSA56, la chanson préférée des Français avec Ne me quitte pas de Jacques Brel.

  • Rançon que l'histoire réserve aux succès immenses, telle la chanson Comme d'Habitude de Claude François, devenue internationalement My way, utilisations et adaptations les plus diverses se sont multipliées et se renouvellent sans cesse. 

Parmi une interminable liste, les versions à l'accordéon d'Yvette Horner (1963) et en allemand (Du lieber Weihnachtsmann) de Mireille Mathieu (1976), celles de Dalida (1960), Yvette Giraud (1962), Nana Mouskouri (1970), Michèle Torr et Claude François (1977), Céline Dion (1981 et 1994, en duo avec Alvin et les Chipmunks), des groupes Boney M. (1986) et Trust (1988), d'Enrico Macias (1993), de La Compagnie créole (1996), de Roch Voisine (2000), d'Henri Dès (2001), de Florent Pagny (2006), Roberto Alagna (2007), d'André Manoukian et la Chorale des montagnes (2013), de Kendji Girac et la Chorale des Petits Chanteurs d'Asnières (2018)… 

  • En 2007, le crooner américain Josh Groban puis, en 2009, les Chœurs de l'Armée rouge et ceux des enfants du Bolchoï l'enregistrent, en français, de même, en 2013, que la diva new yorkaise de la soul Mary J. Blige. 
  • En 2015, Mireille Mathieu propose, en CD, son duo avec Tino Rossi enregistré en 1979 aux studios parisiens Davout, sorti en 1986 sur le 33 tours Duos inédits. 
  • Autres variantes : le drolatique Petit Génie Ariel entonné par le barde Assurancetourix dans l'album Astérix chez Rahàzade (1987) ; le nom du chien de la série d'animation américaine Les Simpson (télédiffusée en France depuis 1990) ; un indispensable Babucciu Natale en corse (2004) sur des paroles adaptées par Dumè Barazzan ; le roman policier Petit papa Noël publié en 2010 par François Cérésa; l'interprétation rocailleuse et subtile proposée par Arthur H dans le générique du film d'animation L'Apprenti Père Noël (2010) ; la parodie Petite Carla d'Noël (signée Michel Malher) et celle, décalée, estampillée Helmut Fritz (2011) ; la pétillante version franco-sénégalaise de Coumba Gawlo au profit de son association « Lumière pour l'Enfance » (2013)...

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Lilia Vetti pour la vie.

À la fin de l'été 1941, au casino d'Aix-les-Bains, Mistinguett présente à Tino Rossi la belle danseuse niçoise Rosalie Cervetti, dite Lilia Vetti (23 septembre 1923- 14 mars 2003), la femme de sa vie, comme il le lui chantera en Mars 1977.

Tino Rossi l'épouse le 14 juillet 1948 à Cassis (mention manuscrite sur l'acte de naissance de Tino Rossi), dont le maire S.F.I.O est son ami le médecin et Résistant Emmanuel Agostini, le parrain du bébé déjà né le 22 mai 1948.

  • À noter que le livre Tino par Tino - éditions Stock de 1974, donne la date du mariage le 14 juillet 1947 à Cassis...Soit il s'agit d'une erreur, soit il s'agissait, en 1974, d'éviter d'écrire que Tino et Lilia Rossi aient pu fêter Pâques avant les Rameaux...
  • Sachant que Tino était en tournée au Canada en Février 1947 puis en Argentine à partir de Mai 1947 pour travail, et revenu en France le 16 septembre 1947, la date du mariage en Juillet 1947 est invraisemblable et contrevient à la presse d'époque.
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  • 1949LiliaLaurentTinoRossiNeuilly02

Ci-dessus : Tino, Lilia en compagnie de Laurent, dit "Poupie", encore à l'âge de l'innocence.

  • à droite : Laurent offre des fleurs à sa maman pour la fête des mères 1950.

Photographies Lido - à gauche : 1949 / à droite : 24 mai 1950 - Coll. C. R-V.

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Tino et Lilia Rossi chez eux, au 21, boulevard Richard Wallace à Neuilly-sur-Seine, en 1961.

Photographie Imapress - 1961 - Coll. M. Roger Pascal.

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Du Gardian à Son dernier Noël

En 1946, Tino Rossi, au sortir de la guerre, a repris le chemin des studios de cinéma. Il est très occupé par le tournage de deux films en une seule année : Le Gardian et Destins ainsi que par les enregistrements de disques en studio.


En 1947, au mois d'avril, les écrans parisiens du Paramount et du Paris accueillent Le Chanteur inconnu, le second film d'André Cayatte tourné avec Tino Rossi, après Sérénade aux nuages (1945). Pour les besoins de ce « mélodrame à suspense », remake d'un film de 1931 avec le ténor Lucien Muratore ; Tino est entouré de Raymond Bussières, Lilia Vetti, Maria Mauban et Lucien Nat, il chante Chopin, Brahms et Lalo.

En 1948, Tino Rossi tourne d'abord le film Deux Amours, réalisé par Richard Pottier, où Tino tient un double rôle, dans un triangle amoureux entre deux frères jumeaux et une femme. C'est la deuxième fois où Tino Rossi interprétera un double rôle, reprenant en cela la recette éprouvée du film Destins.

Puis Tino se lance dans le rôle du grand compositeur Franz Schubert dans le film La Belle Meunière de Marcel Pagnol, aux côtés de Jacqueline Pagnol, de sa fille Pierrette (également comédienne dans la troupe de Robert Dhéry, « Les Branquignols ») et de Lilia Vetti. Le moulin de La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes) offre les décors et Tony Aubin (1907-1981), chef d'orchestre et professeur de composition au Conservatoire de Paris, les arrangements musicaux de grande qualité.

Ce film présente la particularité d'exister en deux versions : la première en noir et blanc tournée en 1947 qui a été détruite par le réalisateur comprenait notamment la chanson Les fleurs du meunier non reprise dans la seconde version en couleur tournée en 1948.

La Belle Meunière est en effet le premier film en couleur tourné en France par des Français avec un procédé français, celui mis au point avant la Seconde Guerre mondiale par les frères Armand et Lucien Roux. Malheureusement, nécessitant des moyens de projection spécifiques onéreux, ce procédé ne fera pas long feu malgré l’enthousiasme du New-York Times : « Nous avons vu les plus belles prises de vue qui aient jamais paru sur un écran. »

En 1949, Pierre de Hérain réalise le film policier Marlène, où Tino Rossi tient le rôle d'un chanteur contraint par les événements à se transformer en détective privé pour mettre fin aux agissements d'une bande de malfaiteurs dirigée, l'apprendra-t'on ultérieurement par une femme, la charmante Lily Fayol dont Tino tombera naturellement amoureux et lui chantera tout son amour pour elle...

En 1950, Jean Stelli réalise autour de lui le film Envoi de fleurs, la seule biographie filmée et romancée, du grand compositeur français Paul Delmet. L'occasion pour Tino Rossi de chanter à Suzanne (Micheline Francey) quelques-uns des airs les plus connus de l'artiste montmartrois de la Belle Époque... et de mourir (tuberculeux) pour la troisième et dernière fois au cinéma après une vendetta dans L'Île d'Amour et un suicide dans Le Gardian.

En 1951, Maurice de Canonge réalise le film Au pays du soleil, une reprise filmée d'une opérette marseillaise de Vincent Scotto de 1932 qui se déroule essentiellement sur le vieux port de Marseille dans une ambiance pagnolesque. Ce film a beaucoup fait plaisir à Vincent Scotto arrivé à la fin de sa vie ; Tino n'ayant jamais oublié qui lui a procuré ses premiers grands succès.

En 1952, Jacques Daniel-Norman réalise le film Son dernier Noël, un film très triste sur la fin de vie d'une enfant condamnée par une leucémie, où Tino et tous les gosses du quartier vont lui apporter un peu de chaleur dans l'ultime épreuve.

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De films en tours de chant.

En 1946, cela fait plus d'une année que Tino Rossi n'a plus chanté en public et ne sait pas s'il est encore désiré sur scène. 

  • À la manière du "tomber du lit", tout sauf pris sur le vif, mais en réalité minutieusement préparé, dans le plus pur style hollywoodien très en vogue dans les années 40.
  • Un bon shooting-photo promotionnel soigneusement préparé est-il réalisé pour abreuver la presse...

1946.02TinoRossiBureauRueDeBerri

Ci-dessus : au cours d'un reportage - façon "pris sur le vif", Tino chez lui dans son bureau, 35 rue de Berri à Paris (5ème étage).

Photographie X - Février 1946 - Coll. C. R-V.

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1946.02TinoEtSonCuisinierRueDeBerri

Ci-dessus : au cours d'un reportage - façon "pris sur le vif", Tino et son cuisinier particulier chez lui, 35 rue de Berri à Paris (5ème étage).

Photographie X - Février 1946 - Coll. C. R-V.

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  • Du 1er mars au 13 avril 1946, Tino Rossi trouve le temps de se produire à l'A.B.C de Paris, dirigé à nouveau par son fondateur Mitty Goldin, nonobstant un emploi du temps très chargé, soit un tour de chant de 6 semaines ! Et c'est un succès total, le public est toujours au rendez-vous, l'accueil est chaleureux, la foule en délire.

Ci-contre : Tino Rossi faisant sa rentrée à l'A.B.C. de Paris en Mars 1946. Photographie X - Mars 1946 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : grande affiche sur colonne Morris à Paris, annonçant Tino Rossi à l'A.B.C à partir du 1er mars 1946.

Photographie Paul Gobet - Mars 1946 - Coll. C. R-V.

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  • Du 20 septembre 1946 jusqu'au 5 octobre 1946, Tino Rossi est au Festival de Cannes, accompagné de Lilia Vetti.
    • Sont au programme de ce festival deux films avec Tino Rossi : Destins et Le chanteur inconnu (alors en cours de bouclage).

Ci-contre : Tino Rossi et Lilia Vetti sur la Croisette.

Photographie Keystone - Septembre 1946 - Coll. C. R-V.


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Ci-dessus : Tino Rossi est à Monte-Carlo en Octobre 1946. Complètement à gauche : O'Dett - célèbre artiste de cabaret / chanteur / travesti.

Photographie Lido - 14 octobre 1946 - Coll. C. R-V.

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  • De Novembre 1946 jusqu'au 3 décembre 1946, Tino Rossi, accompagné de Lilia Vetti, est en tournée triomphale d'environ 1 mois en Scandinavie (Suède, Norvège, Danemark...) assisté de Norbert Glanzberg. Parmi ces dates :
    • Le 16 novembre 1946, Tino Rossi donne un concert à Silkeborg, au Danemark.
    • Le 19 novembre 1946, Tino Rossi donne un grand concert à Stockholm, en Suède, à la Stora Salen.
  • Le 9 décembre 1946, pour une tournée de quelques jours, Tino Rossi arrive en Suisse où il donne quelques prestations de fin d'année :
    • Le 10 décembre 1946, Tino Rossi donne une interview à Radio Sottens,
    • Le 13 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à Neuchâtel, au Cinéma Palace, accompagné par le pianiste Norbert Glanzberg.
    • Le 14 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à Vevey, au Casino du Rivage, avec l'orchestre Jerry Thomas.
    • Le 15 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à La-Chaux-de-Fonds à la Maison du Peuple, accompagné par le pianiste Norbert Glanzberg.
    • Le 17 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à Zurich au Corso-Palais, il y chante notamment Tristesse de Chopin et l'Ave Maria de Gounod, accompagné par le pianiste Norbert Glanzberg.
    • Les 19 et 20 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à Genève, au Palais d'Hiver, accompagné par son pianiste Norbert Glanzberg et l'orchestre Hazy Osterwald
    • Les 21 et 22 décembre 1946, Tino Rossi est en gala à Lausanne, au Splendid-Dancing.

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Ci-dessus : portrait d'art Tino Rossi des années d'après guerre.

Photographie Iris - 1946/47 - Coll. C. R-V.

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En 1947, Tino Rossi va parcourir le Nouveau Monde pendant 8 mois et accomplir sa tournée musicale sur le continent américain accompagné du pianiste Norbert Glanzberg...

  • Avant son départ de France, Tino Rossi enregistre les 14, 15 et 20 janvier 1947, une multitude de disques d'avance, pour continuer à arroser les fans durant son absence... 
  • Le 28 janvier 1947, Tino part en Grande-Bretagne où il enregistre 12 concerts pour la BBC, accompagné de Pierre Spiers et son orchestre, dont le premier est radiodiffusé en différé le 29 janvier 1947 et le dernier le 5 mars 1947.

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Ci-dessus : Tino Rossi à Paris - Gare du Nord, en partance pour la Grande-Bretagne, le 28 janvier 1947. Il signe un dernier autographe à une admiratrice juste avant son départ. Tino est accompagné de son impresario Félix Marouani.

Photographie AFP - 28 janvier 1947 - Coll. C. R-V.

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  • Le 30 janvier 1947, Tino part de Londres en tournée au Canada accompagné de sa future épouse Lilia Vetti.

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Ci-dessus : Tino Rossi et Lilia Vetti accompagnés de Félix Marouani (à dr.), à la table du HMS Queen Mary, pendant la traversée transatlantique GB - Canada.

Photographie X - début Février 1947 - Coll. C. R-V.

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  • Le 5 février 1947, Tino Rossi est reçu en grande cérémonie à la Mairie de Montréal, au Canada par le public et les notables locaux en délire.
  • Les 6, 7 et 8 février 1947, Tino Rossi se produit dans le quartier du Plateau (Montréal).
  • Le 12 février 1947 , Tino Rossi se produit aux Trois Rivières.
  • Les 13, 14 et 15 février 1947, Tino Rossi se produit à Québec, au Palais Montcalm.
  • Le 17 février 1947, Tino Rossi enregistre un gala sur Radio-Carabin, au Canada à Québec (Il sera diffusé sur les ondes le 19 février 1947).
  • Le 18 février 1947, Tino Rossi est en gala à Sherbrooke, au Théâtre Granada.
  • Le 21 février 1947, Tino Rossi est en gala à Joliette.
  • Le 26 février 1947, Tino Rossi est en gala à Montréal, au Monument National.
  • Le 28 février 1947, Tino Rossi est en gala à Victoriaville, à la Salle du Manège Militaire.
  • Le 3 mars 1947, Tino Rossi donne un dernier récital à Montréal, au Monument National (ayant repoussé son départ de deux jours).
  • La tournée se poursuit aux USA jusqu'à la fin avril 1947....
  • Ensuite, du mois de Mai au mois d'Août 1947, Tino Rossi est en tournée en Amérique-du-sud et spécialement en Argentine, où il enregistre sur place, 6 tangos (3 en espagnol et 3 en français, sur matrices Odéon). Tino Rossi débarque à Buenos Aires le 1er mai 1947, où il est accueilli sur La Jetée par une délégation de Radio-Belgrano (Radio LR3).
  • Le 3 mai 1947, Tino Rossi débute à Buenos Aires, au Teatro Odeón, l'orchestre étant dirigé par son pianiste Norbert Glanzberg.
    • Retrouvez-ici le programme des Galas de Tino Rossi donnés à Buenos Aires à partir du 3 mai 1947 (Coll. C. R-V)
    • Le tour de chant est choisi parmi les titres suivants : Sérénade portugaise, Maria, Le joyeux bandit, Tristesse de Chopin, Tango d'un soir, Catari, Tarentella, Ave Maria de Gounod, Tout le long des rues, J'attendrai, Reviens, Y a d'l'amour, Sérénade de Schubert, Loin de ton cœur, Berceuse de Jocelyn, Besame mucho, Mandolinata al chiar di luna, Ce soir, Au bal de l'amour, Feux de camp, Dans la nuit j'entends une chanson, Le pousse-pousse, Tout contre toi, Étrange mélodie, Chanson aux nuages, Ma ritournelle.
  • Le 4 mai 1947 à 21H00, Tino Rossi chante pour la première fois sur les ondes de la radio argentine Radio-Belgrano - LR3. Il s'y produira plusieurs fois lors de sa tournée argentine.

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Ci-dessus : Tino Rossi qui chante en direct à plusieurs reprises en soirée sur les ondes de la radio argentine Radio-Belgrano - LR3, lors de son périple en Amérique-du-Sud.

Photographies X - été 1947 - Coll. C. R-V.

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  • Le 16 septembre 1947, Tino Rossi est enfin de retour de Buenos-Aires à Marseille, où il part se reposer sur la Côte-d'Azur.
    • Il en profite pour importer la luxueuse automobile américaine qu'il a achetée au cours de sa tournée.

En 1948, Tino Rossi va aussi beaucoup chanter en gala, entre les tournages de ses deux films :


  • Du 27 février au 24 mars 1948, Tino Rossi est en gala à l'A.B.C de Paris, quand a déjà commencé le phénomène Petit papa Noël.

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Ci-dessus : cliché promotionnel pour l'A.B.C de Paris, avec guitare fantaisie.

Photographie Lipnitzky - Février 1948 - Coll. C. R-V.

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  • Le 10 mars 1948, Tino Rossi participe en journée à un gala de charité pour l'association Guérir et Sourire, sous le patronage de Mme Vincent Auriol qui se déroule à l'Hôpital Militaire Bégin à Saint-Mandé.
  • Les 23 et 24 mars 1948, Tino Rossi, Édith Piaf, Les Compagnons de la Chanson, Claude Dauphin et Grock participent à un gala de charité donné à Paris, au Cinéma Marignan, pour une levée de fonds visant à financer le monument au Maréchal Leclerc.
  • Le 27 mars 1948, Tino Rossi part en tournée en Tunisie par le paquebot Chanzy, accompagné de son épouse Lilia, enceinte de Laurent (Tino chantera à Tunis, en plein air, au Parc du Belvédère les 12 et 15 avril 1948, suite à l'incendie accidentel du Colisée-Cinéma survenu le matin même), puis il poursuit en Algérie française.
  • Du 7 au 14 mai 1948, Tino est en gala à Genève (Suisse), au Kursaal et conclut le 15 mai 1948 à Lausanne, au Splendid-Dancing. Tino retourne faire quelques dates en Suisse vers la fin de cette année.
  • Le 31 août 1948, Tino Rossi est en gala à Cannes, en invité principal, pour la Nuit des Vedettes.
  • Le 30 octobre 1948, Tino Rossi, de retour en Suisse, est en gala à Vevey, au Casino du Rivage, accompagné par l'orchestre Hazy Osterwalder.
  • Le 4 novembre 1948, Tino Rossi est en gala à Fribourg, au Livio.
  • Le 6 novembre 1948, Tino Rossi est en gala à Lausanne, au Splendid-Dancing.
  • Le 7 novembre 1948, Tino Rossi est en gala à La-Chaux-de-Fonds, à la Maison du Peuple. Il y interprète pour la première fois Envoi de Fleurs (avec un papier).
  • Le 4 décembre 1948, Tino Rossi préside un gala de charité pour les jeunes corses, à Paris, Salle des Horticulteurs. Participent chanteurs et musiciens corses.
  • Le 21 décembre 1948, Tino Rossi chante au gala Toute la radio à Paris, au Châtelet, entouré des vedettes Andrex, André Dassary, Yves Montand, Roger Nicolas et Yvette Giraud. Ce gala est radiodiffusé en différé le 31 décembre 1948.

En 1949, Tino Rossi est très occupé par le tournage des deux films Marlène puis Envoi de Fleurs.

  • Le 1er janvier 1949, Tino Rossi participe au gala de la Grande Nuit des Corses de Paris, à la salle des horticulteurs. Y est élue la Reine des Corses de Paris pour 1949.
  • En Février 1949, Tino Rossi et la célèbre organiste Ethel Smith sont en Belgique pour une tournée de galas au Théâtre de l'ABC de Bruxelles ; le spectacle est organisé par La Maison Bleue. Tino Rossi est accompagné par le chef d'orchestre Albert Lasry.
  • Le 19 mars 1949, Tino Rossi dédicace à Paris le livre de Marcel Pagnol La Belle Meunière dans les Magasins du Printemps.
  • À partir du 7 mai 1949 et pour quelques jours, Tino Rossi donne plusieurs galas au Théâtre de l'ABC de Bruxelles.
  • Le 5 août 1949, Tino Rossi chante au Théâtre Verdure de Nice le 5 août 1949.
  • Le 19 août 1949, Tino Rossi donne le départ du Tour de Corse cycliste 49', en coupant le ruban sur la place Charles de Gaulle à Ajaccio, en tant qu'invité d'honneur et ambassadeur de la chanson française.
    • Le Tour de Corse, dont la dernière édition datait de 1936, est couru sur 9 étapes, jusqu'au 28 août 1949. 
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Ci-dessus : départ du Tour de Corse cycliste 49' - de la place De Gaulle à Ajaccio, pour la première étape Ajaccio - Île-Rousse.

  • cliché n°1 : Tino Rossi entouré des gloires locales du cyclisme. Louis Rocca (maillot URAGO) ; Mimi Bonelli (sur son vélo - à droite de Tino) ; Jean-Antoine Delipéri (à gauche de Tino).
  • cliché n°2 : Tino Rossi, près du ruban de départ, à côté de M. le Député-Maire d'Ajaccio - Antoine Sérafini (nœud papillon).
  • cliché n°3, de g-à-d : l'organisateur du Tour de Corse - François Colombani (devant le ruban) ; M. le Maire d'Ajaccio - Antoine Sérafini ; Tino Rossi muni de la paire de ciseaux ; Monseigneur Jean-Baptiste Llosa (évêque d'Ajaccio).
  • cliché n°4 : le départ ayant été donné par Tino Rossi, il suit la course dans le véhicule d’Alphonse Quatrini, le directeur de Radio Electra qui couvre et sponsorise l'événement.

Photographies X - 19 août 1949 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi en vacances à Ajaccio. Célébrité faisant, il attire tout le monde, bien que les Ajacciens sachent ne pas l'assaillir. 

Photographies X - Août 1949 - Coll. C. R-V.

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  • Vers le 16 août 1949, Lilia Rossi est légèrement blessée dans un accident de voiture à Ajaccio.
  • Le 1er septembre 1949, Tino Rossi est en gala de bienfaisance au profit du financement du futur Tour de Corse cycliste à venir à Ajaccio.
    • Il y interprète 17 chansons et conclut son tour de chant par Ajacciu Bellu.
    • 35.000 spectateurs présents au Casino Municipal, en bordure de mer. 
    • Pour la première fois, Tino Rossi sera accompagné par le guitariste corse Antoine Bonelli lors de ce gala. Il avait été présenté à Tino par François Colombani, organisateur du Tour de Corse cycliste.
  • En Septembre 1949, Tino Rossi est en vacances à Saint-Paul-de-Vence.

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Ci-dessus : Tino Rossi et son fils Laurent sur les épaules en vacances à Saint-Paul-de-Vence.

Photographie Lido - Septembre 1949 - Coll. C. R-V.

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  • Les 27 et 28 septembre 1949, Tino Rossi est en gala à Romans-sur-Isère. Il ne peut chanter que 25 minutes au lieu des 45 minutes prévues. En compensation, il fait un don de 150.000 francs au œuvres de bienfaisance de la ville.
  • Le 7 octobre 1949, Tino Rossi est en gala à Lille, à l'Opéra de Lille.

Au début des années 1950, Tino Rossi est un chanteur plus que confirmé, avec une Association des Amis de Tino Rossi - AATR -  toute acquise à sa cause.

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Ci-dessus : carte de membre de l'Association des Amis de Tino Rossi datant de 1950 (Coll. C. R-V.)

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Ci-contre : Secrétariat de Tino Rossi au Président de l'AATR - Vœux de Bonne Année 1954 aux membres de l'association.

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Ci-dessus : Tinorossistes lors de la réunion de l'AATR écoutant Tino au pick-up.

Photographie X - 15 août 1954 - Coll. C. R-V.

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En 1950, Tino Rossi est en tournée internationale dans plusieurs pays et continents.

  • Le 27 Janvier 1950, Tino Rossi arrive à Montréal, au Canada, accompagné de son épouse Lilia où ils restent jusqu'au 13 mars 1950.
  • Du 28 janvier au 10 février 1950, Tino Rossi est en gala à Montréal (Canada français), au Théâtre Saint-Denis.

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Ci-dessus : la file d'attente pour rentrer au Théâtre Saint-Denis à Montréal (Canada français) fin Janvier 1950, pendant la tempête de neige. Pour voir Tino chanter.

Photographie Casavant - Janvier 1950 - Coll. C. R-V.

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  • Du 11 au 17 février 1950, Tino Rossi est en gala à Québec (Canada français), au Cinéma de Paris.
  • Les 20 et 21 février 1950, Tino Rossi est en gala à Chicoutimi (Canada français), au Cinéma Capitole.
  • Le 22 février 1950, Tino Rossi est en gala à Trois-Rivières (Canada français), au Théâtre Capitol.
  • Le 25 février 1950, Tino Rossi est en gala à Sherbrooke (Canada français), au Théâtre Granada.
  • Le 29 avril 1950, Tino Rossi et Maurice Chevalier assistent, au Palais de Sports de Paris, au nouveau spectacle de patinage artistique des Skating Vanities, en tournée en France.
  • Le 12 mai 1950, Tino Rossi  et Bing Crosby se rencontrent à Paris en direct pour l'émission radiophonique Bonsoir la Société de Jean Nohain. Un duplex assez original est assuré avec les USA où se trouve Claude Dauphin, le frère de Jean Nohain, qui sert d'interprète entre les deux artistes.
    • Bing déclare à Tino : «Ne venez pas en Amérique ! Si les américains vous entendent, fini Bing Crosby !»

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Ci-dessus : la rencontre Tino Rossi - Bing Crosby à Paris.

Photographie X - 12 mai 1950 - Coll. C. R-V.

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  • Les 10 et 11 juin 1950, Tino Rossi participe, avec plus de 50 autres vedettes confirmées, à la Kermesse aux Étoiles, à Paris, dans le jardin des Tuileries. 
    • L'inauguration a lieu le samedi 10 juin à 14H00 par M. le Président de la République - Vincent Auriol.
  • Le 12 juin 1950, Tino Rossi est présent dans les salons parisiens des Productions Marcel Pagnol pour célébrer les 20 ans du film Marius. Sont aussi présents Mme Raimu et sa fille, Fernand Charpin, Édouard Delmont, Vincent Scotto, Marcel et Jacqueline Pagnol, Raymond Pellegrin, Gérard Philippe...

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Ci-dessus, de g-à-d : Vincent Scotto, Édouard Delmont et Tino Rossi, présents pour la célébration des 20 ans du film Marius, de Marcel Pagnol.

Photographie Éclair-Mondial - 12 juin 1950 - Coll. C. R-V.

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  • Le 19 juin 1950, rebelote avec l'anniversaire de Marius, de Marcel Pagnol avec une partie de pétanque jouée sur les Champs-Élysées de Paris... Avec un invité normand : Bourvil, et un invité corse : Tino Rossi.

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Ci-dessus : une semaine plus tard, pour fêter les 20 ans du film Marius en se remettant en condition "marseillaise", une partie de pétanque mémorable se tient le 19 juin 1950 dans l'après-midi, à l'initiative du Club des Marseillais de Paris, sur les Champs-Élysées. 

  • L'on y reconnaît notamment les acteurs : MM. Jean Marsac, Bourvil, Mme Milly Mathis, MM. Tino Rossi, Édouard Delmont... 

Photographie AGIP - 19 juin 1950 - Coll. C. R-V.

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  • Le 15 août 1950, Tino Rossi est en gala à Collioure, en plein air dans les arènes, accompagné par Henri Martinet au piano.
  • Le 19 août 1950, Tino Rossi donne le départ d'Ajaccio du 14ème Tour de Corse Cycliste.
  • Le 2 octobre 1950, Tino Rossi et en gala à Avignon, au Capitole, accompagné par Henri Martinet et son ensemble de musique douce.
  • Le 10 octobre 1950, Tino Rossi prend le bateau pour Londres.
  • Du 16 au 28 octobre 1950, Tino Rossi est en gala en Grande-Bretagne, à Londres, au Piccadilly Theatre. L'accompagnent dans cette tournée britannique baptisée " Café Continental ", le guitariste Antoine Bonelli, ainsi que Henri Martinet en tant que chef d'orchestre (aurait été prolongé jusqu'au 4 novembre 1950 - à confirmer).

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Ci-dessus : Tino Rossi devant l'entrée du Picadilly Theatre, à Londres, où il va enfin honorer de sa présence le public de Grande-Bretagne, très friand de ses enregistrements dès le début de sa carrière.

Photographie Matthew's - 16 octobre 1950 - Coll. C. R-V.

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  • En Décembre 1950, Tino Rossi est en tournée dans les pays méditerranéens : Turquie, Grèce, Égypte, Israël. Il est accompagné de son épouse Lilia. (nous nous efforçons de retracer son itinéraire, au mieux)
  • Du 10 au 18 décembre 1950, Tino Rossi est en gala en Grèce, où il chante à Athènes.
  • Le 13 décembre 1950, Tino Rossi assiste, à Athènes, au match de football France-Grèce.

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Ci-dessus : Tino et Lilia Rossi en visite à l'Acropole d'Athènes, devant les Caryatides de l'Erechtheion, en Décembre 1950, lors de leur tournée en Grèce.

Photographie X - Décembre 1950 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi devant le Sphinx et la pyramide de Khéops, lors de son passage par l'Égypte.

Photographie X - Décembre 1950 - Coll. C. R-V.

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  • Le 19 décembre 1950, Tino Rossi voit son visa d'entrée en Israël accordé par le Ministre de l'Immigration et peut ainsi chanter en Terre Sainte. Tino Rossi est donc une des premières vedettes européennes à venir chanter dans l'État d'Israël nouvellement créé.
  • La nuit du 24 décembre 1950, Tino Chante pour la Messe de Minuit à Bethléem (Terre Sainte), dans le lieu où est né le Christ.
  • Le 27 décembre 1950, Tino Rossi en gala à Haïfa (Israël). Reçu avec gaz lacrymogènes. Arrivant d'Athènes par le navire La Guardia. Avant cela, il était Au Caire, à Istanbul, à Ankara... Il quitte Israël le 5 janvier 1951 pour rentrer en France le 12 janvier 1951 par le navire Filippo Grimaldi.

En 1951, peu de déplacements retrouvés.

  • Le 4 février 1951, Tino Rossi entre officiellement au Musée Grévin, son double étant sculpté par Barbieri.
  • En Mars 1951, Tino Rossi est en tournée en Allemagne fédérale. Il chante notamment à Berlin, dans le night-club Heiße Badewanne, où il remporte un vif succès avec son Ave Maria, les chansons de Vincent Scotto, Petit papa Noël, et aussi en avant première Mon beau Sapin (qu'il finira par enregistrer sur disque en 1974).
  • Le 2 mai 1951, Tino Rossi assiste à Saint-Leu-le-Forêt, entouré d'une multitude de Corses, au transfert des cendres de Charles-Marie Bonaparte, le père de Napoléon Ier Empereur des Français.
  • En Août 1951, Tino Rossi, Lilia et Laurent sont en vacances durant 2 semaines en Corse, à Ajaccio.
  • En Septembre 1951, Tino Rossi est en vacances dans les Bouches-du-Rhône.
  • En Novembre 1951, Tino Rossi est en tournée Radio et Spectacles à travers la France, accompagné de Pierre Spiers et son ensemble.
    • Le 23 novembre 1951, Tino Rossi en gala à Dijon, au Grand Théâtre.
    • Le 24 novembre 1951, Tino Rossi en gala à Montceau-les-Mines, au Rex.

En 1952, Tino Rossi récidive quatre semaines de plus à l'A.B.C en Mars-Avril, fait une tournée au Canada français, puis participe, avec Charles Trenet, au Tour de France cycliste, en tant que chanteur pour le Podium-Caravane de Paul Ricard qui réunit des foules énormes d'admirateurs venus assister à son tour de chant quotidien, si bien que son exfiltration chaque soir en est rendue très compliquée et particulièrement épuisante.

  • Le 6 février 1952, Tino Rossi est en gala à Lille, au Théâtre Sébastopol.

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Ci-dessus : Tino Rossi sur la scène du Théâtre Sébastopol à Lille, accompagné de ses musiciens.

Photographie X - 6 février 1952 - Coll. C. R-V.

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  • Le 22 février 1952, Tino Rossi participe à une émission radiodiffusée sur Radio Luxembourg, de promotion pour les Parfums Bourjois.
    • En effet, Tino Rossi à aussi touché à la publicité, comme beaucoup d'autres chanteurs, acteurs et vedettes.
    • Il s'agit d'encourager le parfum Soirs de Paris de Bourjois.
    • L'émission consiste en un sketch auquel Tino Rossi participe en présentant, en jouant et en chantant.
    • Retrouvez ici le script de cette émission publicitaire radiodiffusée, qui a survécu (Coll. C. R-V.)
    • suivront d'autres émissions Soirs de Paris avec pour invité Tino Rossi, le 26 mars 1952, les 2, 9, 16, (23) et 30 avril 1952, les 7, 14, 21 et 28 mai 1952, et les 4, 11, 18 et 25 juin 1952.


  • Du 29 février 1952 au 2 avril 1952, Tino Rossi est en gala à l'A.B.C de Paris, où il chante notamment les titres suivants : Rosita, Si jamais... Ma guitare et mon cœur, Jolie pluie d’été... Va, mon ami, va... Chérie, sois fidèle... Sérénade sur Paris... Marinella... Tchi Tchi... Ave Maria... et Petit papa Noël... Accompagné par Pierre Spiers et son ensemble.
  • Le 3 avril 1952, Tino Rossi prend le train de Paris pour une tournée au Canada. 
    • Retour à Paris le 24 mai 1952 pour Tino Rossi.

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Ci-dessus : Tino Rossi et André Dassary partent, de la Gare Saint-Lazare, en tournée pour le Canada.

Photographie X - 3 avril 1952 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi et André Dassary partent, de la Gare Saint-Lazare, en tournée pour le Canada.

Photographie Belam - 3 avril 1952 - Coll. C. R-V.

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  • Le 10 avril 1952, Tino Rossi arrive au Canada par le train en gare Windsor de Montréal (après voyage sur le paquebot Île-de-France).
  • Du 12 au 15 avril 1952, Tino Rossi est en gala à Trois-Rivières (Canada français), au Cinéma de Paris.
  • Du 19 au 25 avril 1952, Tino Rossi est en gala à Montréal (Canada français), au Théâtre Saint-Denis.
  • Du 26 avril au 2 mai 1952, Tino Rossi est en gala à Québec (Canada français), au Cinéma de Paris.
  • Le 3 mai 1952, Tino Rossi est en gala à Shawinigan (Canada français), au Centre Paroissial Saint-Marc.
  • Les 6 et 7 mai 1952, Tino Rossi est en gala à Chicoutimi (Canada français), au Théâtre Capitole.

Ci-contre : billet d'entrée au gala Tino Rossi à Chicoutimi le 6 mai 1952 (Coll. C. R-V.)

1952.05.06BilletGalaChicoutimiTR

  • Le 13 mai 1952, Tino Rossi est en gala à Saint-Jérôme (Canada français), au Théâtre du Nord.
  • Le 24 mai 1952, Tino Rossi est de retour à Paris après sa tournée au Canada.
  • Le 15 juin 1952 est donné à Paris, Place des Vosges, le prestigieux gala de charité au profit des œuvres du IVe arrondissement de Paris, Le Triomphe de la Chanson, où participent notamment Tino Rossi, Édith Piaf, Line Renaud, Les Compagnons de la Chanson, Reda Caire, Jacques Pills, Patrice et Mario, Pierre Malar, Renée Lebas et Annie Cordy...
  • Le 26 juin 1952, le Tour de France démarre de Brest, et dans la caravane se trouvent Tino Rossi et Charles Trenet (Spectacle sponsorisé par Ricard). Le soir de chaque étape, lorsque les coureurs se reposent, ils prennent la relève et assurent le spectacle par leur tour de chant. Accompagnés par Serge Bessière et son orchestre.
    • C'est aussi pendant le Tour de France 1952 qu'Annie Cordy commence à se faire connaître dans sa nouvelle carrière de chanteuse, en vedette américaine. Elle est en effet intégrée à la tournée Columbia, venant tout juste de signer chez les IME Pathé-Marconi.

Ci-contre : tract publicitaire annonçant la tournée du Tour de France, avec Tino Rossi. (Coll. C. R-V.)

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  • Le 30 juin 1952, le Tour de France passe par Metz, le Spectacle Ricard est donné par Tino et Charles...
  • Le 3 Juillet 1952, le Tour de France passe par Lausanne (Suisse), où à 20H30, le Spectacle Ricard est donné par Tino et Charles...
  • Le 6 juillet 1952, le Tour de France passe par Sestrières (Italie)... Et Tino et Charles assurent le spectacle.
  • Le 9 juillet 1952, le Tour de France passe par Avignon... Et Tino et Charles assurent le spectacle.
  • Le 15 juillet 1952, le Tour de France passe par Bordeaux ; Tino et Charles assurent le spectacle.
  • Les 19 et 26 juillet 1952 ; les 2, 23 et 28 août 1952 ; les 6, 13 et 20 septembre 1952 ; les 23 et 25 octobre 1952 et le 15 novembre 1952 Tino Rossi est l'invité principal de l'émission Surprise-Pastis qui se déroule sous forme de galas dans plusieurs villes de France, émission diffusée soit par Radio Monte-Carlo, soit par Radio-Luxembourg.
  • Le 25 octobre 1952, Tino Rossi est en gala à Genève (Suisse), au Victoria-Hall, accompagné par Pierre Spiers et son ensemble.
  • Le 26 octobre 1952, Tino Rossi est en gala à Lausanne (Suisse), au Comptoir Suisse, accompagné par Pierre Spiers et son ensemble.
  • Le 27 octobre 1952, Tino Rossi donne un gala à Turin (Italie), au Théâtre Alfieri. Tino Rossi est aussi signalé à Milan.
  • Le 29 octobre 1952, Tino Rossi est en gala à La-Chaux-de-Fonds (Suisse), à la Maison du Peuple accompagné de Pierre Spiers et son orchestre.
  • Le 18 novembre 1952, Tino Rossi, Fernandel, Marcel Pagnol et le tout Paris du music-hall sont présents en l'Église Saint-Laurent de Paris aux obsèques de Vincent Scotto décédé le 15 courant. 
    • Vincent Scotto a donné à Tino ses plus grands succès dans les années 30. Aussi, Tino Rossi respectera-t-il son serment d'honorer la mémoire de Vincent Scotto à chaque spectacle, chaque gala, chaque émission, chaque événement auquel il participera en chantant les chansons de son mentor.
  • Le 19 novembre 1952, Tino Rossi est en gala à Louvain (Belgique) à l'Université, une centaine d'étudiants très agressifs bombardent Tino Rossi arrivé en retard. Ils sont expulsés puis tirent des pierres sur la police et brisent les vitres de l'entrée de l'université.
  • Courant Novembre 1952, Tino Rossi est en gala à Poitiers, au Cinéma Le Berry, accompagné par Pierre Spiers et son orchestre.

En 1953, ce sera l'année des derniers grand récitals étalés sur plusieurs semaines que donnera Tino Rossi. Il décide de ralentir son rythme effréné (tout est relatif).

  • Le 5 mars 1953, Tino Rossi est en gala de bienfaisance à Clermont-Ferrand, au Cinéma Novelty.
  • Le 9 mars 1953, Tino Rossi est en gala à Angers, au Grand Théâtre.
  • À partir du 11 avril 1953, Tino Rossi est en tournée Super-Circus avec le Cirque Achille Zavatta, accompagné par Jacques Hélian et son orchestre, dont le regretté Jean Marco. (Direction artistique Jean-Jacques Vital).

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Ci-dessus : Lilia Rossi, Tino Rossi et Denise Varène (chanteuse de la troupe de Jacques Hélian et son orchestre) au cours d'un repas pendant la tournée Super Circus.

Photographie X - Mai/Juin 1953 - Coll. C. R-V.

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  • Le 20 mai 1953, Tino Rossi est officiellement enregistré à la SACEM en qualité d'Auteur (il en avait fait demande le 16 février 1953)
    • Ainsi donc, à partir de cette date, nous pouvons retrouver çà et là des chansons dont les paroles sont écrites ou adaptées en français par Tino Rossi, sous le pseudonyme de Jean Lavande
    • Son premier titre enregistré en tant qu'auteur est le tango Ne lui dis jamais, paru sur 78 tours BF574.
  • Le 26 juillet 1953 Tino Rossi chante en direct à Radio Lausanne pour un concert.
  • En Août 1953, Tino Rossi est en vacances en Corse, où il descend 3 semaines à l'Hôtel Continental, à Ajaccio.
    • Chaque jour, Tino se rend en Jeep 4x4 constater l'avancement des travaux de sa future villa en cours de construction sur les hauteurs de la ville, au lieu-dit : Le Scudo.
    • Tino Rossi a en effet racheté l'ancienne propriété du parfumeur François Coty, abandonnée depuis des dizaines d'années, là même où il venait jouer étant enfant. 
    • Tino Rossi a confié l'ouvrage à l'architecte installé à Nice, Marcel-Victor Guilgot, beau-frère de l'acteur Pierre Stephen (avec qui il tourna dans le film Au son des guitares en 1936).
    • Tino Rossi, après avoir envisagé de nommer sa propriété Luna Rossa ou encore Paradise, opte pour préserver la dénomination traditionnelle du lieu-dit : "Le Scudo".
  • Puis, fin Août 1953, Tino Rossi part en Italie où il visite Florence et accomplit une cure d'amaigrissement aux Thermes de Montecatini.
  • À partir du 19 septembre 1953, Tino Rossi reprend les tours de chant avec le Cirque Achille Zavatta dans la banlieue de Paris (Super-Circus), accompagné par Ray Plexon et son orchestre. (Direction artistique Jean-Jacques Vital).
    • Retrouvez ici le Programme de la tournée du Super-Circus de Septembre 1953 avec Tino Rossi (Coll. M. Alain Brochet)
    • Les 19 et 20 septembre 1953 à Paris - Porte de Clichy,
    • Le 21 septembre 1953 à Courbevoie,
    • Le 22 septembre 1953 à Colombes,
    • Le 23 septembre 1953 à Poissy,
    • Le 24 septembre 1953 à Sartrouville,
    • Les 25 et 26 septembre 1953 à Nanterre,
    • Les 27 et 28 septembre 1953 à Paris - Porte de la Villette,
    • Le 29 septembre 1953 au Raincy,
    • Le 30 septembre 1953 à Chelles,
    • Le 1er octobre 1953 à Nogent-sur-Marne,
    • Le 2 octobre 1953 à Champigny-sur-Marne,
    • Le 3 octobre 1953 à Villeneuve-Saint-Georges,
    • Les 4 et 5 octobre 1953 à Paris - Porte d'Orléans,
    • Le 6 octobre 1953 à Pithiviers,
    • Le 7 octobre 1953 à Nemours,
    • Le 8 octobre 1953 à Montargis,
    • Le 9 octobre 1953 à Montereau,
    • Le 10 octobre 1953 à Melun,
    • Les 11 et 12 octobre 1953 à Paris - Porte d'Italie,
    • Le 13 octobre 1953 à La-Ferté-sous-Jouarre,
    • Le 14 octobre 1953 à Château-Thierry,
    • Le 27 octobre 1953 à Méru.
  • En Novembre 1953, Tino Rossi participe à la célébration de la sortie du 33 tours des plus grands succès de Marianne Oswald ; Marianne Oswald avec qui il avait participé à une tournée de galas en Août 1934.
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Photographies X - Novembre 1953 - Coll. C. R-V.

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  • Le 2 décembre 1953, Tino Rossi et Joséphine Baker participent à l'émission radiophonique Sérénade sur RTL, à l'occasion de la première année de la disparition de Vincent Scotto.
    • En cette occasion, tous deux chantent pour la première fois en duo, J'ai deux amours.
  • Le 15 décembre 1953, Tino Rossi participe à la soirée de gala donnée au bénéfice du fonds de restauration du Château de Versailles.
    • Lors de cette soirée, le film Si Versailles m'était conté est projeté en avant-première, dans lequel Tino Rossi a participé.

En 1954, après avoir tourné l'automne précédent dans le film Tourments réalisé par Jacques Daniel-Norman, avec Blanchette Brunoy, où Tino est confronté au sujet complexe de l'adoption, l'acteur Tino Rossi décide de s'éloigner du cinéma.

Mais avant ceci, Tino accepte de participer à la fresque cinématographique Si Versailles m'était conté après que Sacha Guitry lui ait dit : « M. Rossi, depuis vingt ans, votre voix fait chavirer la France. Je vais recréer pour vous la plus belle des fêtes vénitiennes que Versailles ait connue, à rendre envieux Louis XIV en personne. M. Rossi, voulez-vous paraître dans mon film pour chanter et nous enchanter ? »... Et sur fond d'un grandiose feu d'artifice, le gondolier Tino Rossi chantera Fenestra bassa, une chanson italienne du XVIIe siècle qui n'a jamais été enregistrée sur disque.

  • Le 3 février 1954, Tino Rossi débute une tournée de Galas dans toute l'Afrique du Nord. Il commence ce soir par Casablanca, au Maroc.
  • Les 24, 25 et 26 avril 1954, se tient à Paris, Salle Pleyel, le Festival de la Chanson Italienne, radiodiffusé par la RTF. Tino Rossi y participe (sauf le 26 avril).

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Ci-dessus : Tino Rossi et Luciano Tajoli, célèbre chanteur transalpin, dans un restaurant parisien, lors du Festival de la Chanson Italienne du 24 au 26 avril 1954.

Photographie Lazzari - Avril 1954 - Coll. C. R-V.

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  • Le 5 mai 1954, Tino Rossi participe, en vedette principale, au gala de bienfaisance des œuvres franciscaines donné à Paris, au Palais de Chaillot.
  • Du 13 au 15 juin 1954, Tino Rossi participe, avec plus de 50 autres vedettes confirmées, à la Kermesse aux Étoiles, à Paris, dans le jardin des Tuileries.
  • En été 1954, Tino Rossi est en tournée dans les villes d'eau du sud-est, sur la Côte-d'Azur et en Corse.
    • Le 27 juin 1954, Tino Rossi est en gala à Millau, accompagné de Raymond Legrand et son orchestre.
    • Mi-Juillet 1954, Tino Rossi rejoint son épouse et son fils qui sont déjà en Corse, et loge pour la première fois, dans sa nouvelle propriété en fin de construction, mais déjà habitable.
    • Le 20 août 1954, Tino Rossi est en gala à Bastia,
    • Le 22 août 1954, Tino Rossi est en gala à Morosaglia.

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Ci-dessus : la villa de Tino Rossi à Ajaccio - le Scudo - occupée pour son premier été.

Photographies X - Juillet 1954 - Coll. C. R-V.

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  • Le 8 septembre 1954, Tino Rossi est en gala à Caudry, accompagné par Pierre Spiers et son orchestre.

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  • 1954.09.08TinoRossiGalaCaudryN04

Ci-dessus : Tino Rossi sur scène, en gala à Caudry, accompagné à la harpe par Pierre Spiers.

Photographies X - 8 septembre 1954 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi à l'issue du gala à Caudry, en pleine conversation avec René Cokaïko, membre belge du Club Tino Rossi.

Photographie X - 8 septembre 1954 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi à Caudry, avant le début de son tour de chant, vient prendre la température du public sous le chapiteau.

Photographie X - 8 septembre 1954 - Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi, à la porte de sa loge (une roulotte du Cirque Zavatta), en discussion avec Achille Zavatta, avant le début du spectacle à Caudry.

Photographie X - 8 septembre 1954 - Coll. C. R-V.

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  • Le 22 décembre 1954, Tino Rossi est présent pour assister l'écrivaine Mag Bodard, pour son livre L'Indochine, c'est aussi comme ça, dans les salons Ricard, au 32, avenue de l'Opéra.

Suite de la biographie de M. Tino Rossi en cliquant sur le lien ci-dessous :

Tino Rossi - Biographie 3 - Suite.

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